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Hugh Coltman n’est pas un homme superstitieux. En 13 titres, il réussit avec son second album “Zero Killed” à renouveler sa musique sans se renier. Il a fallu attendre 4 années (vraiment longues) après son premier album, pour le voir revenir en force, tel un artisan, après s’être remis sans cesse sur l’ouvrage ….

 
Avec son premier album, « Stories from the Safe House », il évoquait son enfance, ses doutes, cette envie de revenir à ses propres désirs musicaux enfouis pendant 10 ans. Faire le grand saut à Paris, souvenir maternel qui lui a plutôt réussi, lui a permis de surmonter ses peurs intérieures et un futur indécis. Il a su forger une nouvelle vie avec de nouvelles racines : il a rencontré sa femme et est devenu père.

 
Curieux et avide musicalement parlant, il a démultiplié les collaborations / rencontres artistiques spontanées (Babet, et plus récemment avec China Moses et Eric Legnini) et fait exploser ses influences musicales de toujours qu’elles soient Hip hop, Jazz, Soul ou Pop.  Il nous a mis l'eau à la bouche avec un premier EP du même nom sorti en Mai dernier, qui tenait déjà ses promesses (revoir la release party de l'EP à la Flèche d'Or ICI). Un doigt de pop et de rock prémisse du nouvel album (The end of the world, Isolation), une pincée de Soul (avec la sublissime reprise de Al Green "Simply Beautiful" en version acoustique) et un soupçon de Folk (avec l'inattendu et néanmoins superbe titre "A guilty man"). Il était donc temps pour Hugh Coltman de sortir une fois pour toutes de sa planque ….

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C’est ce qu’il fait, plutôt brillamment, avec l'album "Zero Killed". Il assume (enfin ?) toutes les facettes de sa personnalité, la quarantaine venue. C’est l’album de la diversité, de la fidélité mais surtout pas de la facilité. En s’entourant de Rémi Galichet (Yael Naïm, Renan Luce, Alain     Chamfort, Vincent Delerm) et de Marlon Bois (Brigitte, Charlotte Gainsbourg), Hugh Coltman se donnait toutes les chances d’ouvrir sa musique à des sonorités éclectiques, racées, orchestralement relevées, avec des arrangements brillants (on n’a pas dit clinquants) et subtils.  Chaque titre a son importance et participe à l’équilibre de l’opus. Il a gardé du premier album comme pour faire un lien subtil et ténu (aux fans de la première heure de sa Folk tonique et poétique) sa fidélité aux histoires nostalgiques (Carnival, New-York), mélancoliques (Underground, The Mathematician) ou dramatiques parfois (le renversant She signs her name) sans renier ses chansons acoustiques (Mice and Men). Il a su raviver une chanson née de sa tournée précédente, pour en faire une belle version chaloupée, idéale pour s’évader, et légère pour s’envoler vers les Caraïbes (It’s OK). 

 

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@ Brain Festival 2012

 

Cet album agit comme un film révélateur. Hugh Coltman est attaché à ses petits riens qui nourrissent le quotidien, et prône un optimisme sans faille face aux petits désagréments de la vie qu’elle soit folie ordinaire (le pétillant The end of the world et le ravageur Isolation), ou les errements de la vie de couple (Stranded) ou encore les joies parentales en dédiant une jolie chanson à sa fille (It’s a Wonder). Hugh Coltman cultive aussi la fidélité en amitié sur cet album, en invitant les Persuaders (les musiciens de sa tournée, Nicolas Liesnard, Aurélien Calvel, Thomas Naïm et Raphaël Chassin revenus au bercail) à jouer sur son album ou encore Krystle Warren aux chœurs. Peter Von Poehl est même passé par là …  

 

 
 
 

 

Ce nouvel album fait aussi dans la haute fidélité, celle qui l’a berçé adolescent, entre mélodies post-Lennon (All you said) et post-Rockabilly  (le sautillant Stick and Stone), et celle plus symphonique (il réalise en passant un de ses plus vieux rêves) d’un orchestre qui donne une amplitude éclatante aux chansons d’une sobriété démésurée comme le superbe The Mathematician, un de mes coups de cœurs sur l’album. Zero Killed est un album juste, que ce soit avec les mots, ciselés et précis, ou les mélodies, dans la filiation non avouée d’un Paul Mac Cartney, qui s’insinuent presque malgré soi dans les oreilles comme une bande originale de film.  A peine peut on déplorer que sa voix magnifique au demeurant soit un peu lissée par moment.

  

Il est toujours facile d’aimer un premier album, et plus difficile de convaincre sur le second. Autant dire, que l’album « Zero Killed » a passé sans embûche l’examen et brille sur tous les tableaux. Finalement, Hugh Coltman ne nous a pas déçu en sortant cette pépite de sa planque.

 

L'album "Zero Killed" (Universal / Casablanca Records) est disponible sur les plateformes de téléchargement légales et sera dans les bacs en format phyique le 1er Octobre 2012. 

Le clip officiel "The end of the world" réalisé par Marc Obin et avec la complicité du comédien Pierre Richard est bientôt disponible. Voici le teaser du clip :

 

 
 
 

Hugh Coltman sera en tournée (voir les dates ICI) dans toute la France dès le mois d'Octobre.  Toutes les infos sur sa page Facebook et son site officiel.

 

Tracklist :

1- Underground

2- Isolation

3- Carnival

4- It's OK

5- Stranded

6- All you said

7- She signs her name

8- Mice and men

9- It's a wonder

10- Sticks and syones

11- The end of the world

13- New-York

14- The Mathematician

 

 

 

 

 

 

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