Marvin Parks à la Cave du 38 Riv', live report et interview filmée

J’ai découvert Marvin Parks sur les réseaux sociaux parce que nous avons a priori quelques « contacts » en commun dans le milieu du jazz. Mais je dois dire que sa personnalité m’a d’abord séduite en le voyant reprendre a capella le final de la chanson « Honeysuckle Rose » (énorme standard repris notamment par la divine Elle Fitzgerald) à la sortie des artistes de l’Olympia avec une certaine Mathilde et Anne Sila (encore toutes fébriles d’avoir chanté avec le pianiste Jacky Terrasson à l’Olympia). Cette jam improvisée sur les trottoirs de Paris me laissait à penser que Marvin Parks était incollable sur les standards de jazz. J’ai su plus tard qu’il en chante beaucoup, mais surtout qu’il est tombé dans la marmite du Jazz quand il était petit. Comme Obélix, dont il a la bonhommie et la bonne humeur. Le voir sur scène dans la cave voutée et intimiste de la Cave du 38 Riv à Paris en ce début de rentrée était donc pour  moi une très bonne occasion d’écouter son EP dénommé « The Very Thought Of You » (publié en 2012 en autoproduit) en live.

Marvin Parks à la Cave du 38 Riv', live report et interview filmée
Marvin Parks à la Cave du 38 Riv', live report et interview filmée

Plus précisément, sur sa bio, on peut lire « Le chanteur et compositeur Marvin Parks est né à Baltimore, Maryland, USA. Il gagne sa notoriété par ses performances "soulful" a capella des standards américains, rendu populaires par ses héros Nat 'King' Cole, Tony Bennett, et Sarah Vaughan, dans les rues de Paris et dans les couloirs des stations de métro accompagné de son chapeau et d'une pancarte : "Marvin Parks: American Jazz Singer".

Le concert est complet et Marvin Parks est heureux d’aller à la rencontre de son public qu’il a croisé pour certains dans les couloirs du métro, où il s’exprime, ou encore à l’occasion de concerts (dont le Café Universel, le Duc des Lombards, le Sunset-Sunside)  qu’il annonce via les réseaux sociaux. Ce concert, c’est  l’opportunité de chanter les standards de jazz qu’il affectionne et surtout les interprètes qu’il vénère comme Nat King Cole, Sinatra, ou encore Johnny Mathis. Car c’est comme cela qu’il se définit et se revendique, il est un VRAI chanteur de standards de jazz, venu exprès d’Amérique après être tombé fou amoureux de Paris. L’amour domine l’ensemble du répertoire, celui qu’il cherche, celui qui l’a quitté ou encore celui qui le fait vibrer. Le titre « I Fall in Love So Easily » qu’il interprète avec une facilité déconcertante pourrait le résumer car Marvin Parks est également un grand romantique. Quand on l’écoute chanter, on le sent dans la séduction, celle qui consiste à charmer son auditoire au travers des standards qu’il aime, mais aussi de le convaincre à revenir naturellement à ces dits standards si populaires dans les années 30-40-50 qui ont autant de force et d’émotion qu’une chanson contemporaine. 

Pour l’heure, il est accompagné au piano par Julien Coriatt, par Adam Over à la contrebasse  et par Philippe Maniez à la batterie. L’intimité du lieu permet d’écouter le concert comme si nous étions dans son salon, la proximité permet à Marvin Parks de dialoguer comme si nous étions invités dans sa maison et d’expliquer pourquoi ces standards le touchent autant ou tout simplement pourquoi il a décidé de les chanter (et pas d'être dans le mode reprise, toute la subtilité est là). On se sent privilégié d’être là à gouter ces titres qui font partie de la mémoire collective et qu’on aurait tort de reléguer dans les bacs poussièreux de nos souvenirs. Julien Coriatt nous délecte de très beaux solos notamment sur le fameux « Fly Me to the Moon ». On a droit aussi à des notes d’humour sur le très irrespectueux « Ugly Song (You’re a Mess) » ou au très entraînant « Never  Been In Love Like This Before » très American taste. Mais au final, on est tous subjugué par les chansons intemporelles comme « Summertime » ou encore « Nature Boy ».

Marvin Parks a cette facilité à nous faire partager avec bonheur et bonne humeur ce répertoire qu’on réserve aux Clubs de Jazz et qui mériterait qu’on le sorte un peu de ce « ghetto », ou de la naphtaline des fêtes de Noël, à l’image de chanteur comme Michael Bublé ou encore la très jeune Nikki Yanofski. En tout cas, Marvin Parks a réussi son pari et nous a fait redécouvrir ces standards avec tellement de passion communicative, qu’on en redemanderait bien encore plus !

Marvin Parks à la Cave du 38 Riv', live report et interview filmée

Vous pouvez retrouver les photos du concert par ICI et vous procurer l’EP de Marvin Parks sur ces liens :

DEEZER : http://www.deezer.com/album/7496730
CD BABY : http://www.cdbaby.com/cd/marvinparks1
AMAZON : http://www.amazon.com/The-Very-Though...

 

Il a également chanté sur l'album de Nicola Conte "Free Souls" (2014-Schema Records) ; les titres sont disponibles sur Youtube : 

Nicola Conte - If I Should Lose You feat. Marvin Parks

Nicola Conte - Shades Of Joy

Nicola Conte - African Other Blues feat. Marvin Parks and Fabrizio Bosso

 

Il sera bientôt en concert le 3 Novembre à la Cave du 38 Riv' à Paris et le 2 Décembre au Théâtre Jacques Cœur à Bourges.

Retrouvez Marvin Parks sur les réseaux sociaux :

FACEBOOK: https://www.facebook.com/MarvinParksM...
TWITTER: https://twitter.com/MarvinParks
SOUNDCLOUD: https://soundcloud.com/marvinsounds

 

Je vous invite à découvrir un peu plus le chanteur Marvin Parks au travers de cette interview réalisée à la Cave du 38 Riv', et j’espère que cela vous donnera envie de le voir (et de le demander) sur scène très vite !

Grâce aux souvenirs de Marvin Parks, vous pouvez  voir ou revoir ci-dessous le titre "Unforgettable" avec Natalie Cole et Nat King Cole, qui ont ébloui Marvin Parks sur cet artiste légendaire dont on célèbre le 50ème anniversaire de la mort cette année.

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